Petit glossaire du marin

J’ai rassemblé ci-dessous les définitions vulgarisées de certains mots propres au monde des marins. Ce lexique s’étoffera au fur et à mesure des nouveaux articles.

Abattre : manœuvrer le voilier de manière à l’écarter du lit du vent.

Accoster : se mettre contre le quai ou un autre bateau.

Affaler : faire descendre un cordage ou une voile.

AIS (Automatic Identification System) : système d’identification automatique et d’anti-collision qui va envoyer des informations sur la position, le cap et la vitesse d’un bateau équipé de l’appareil.

Amarre : grosse “corde” utilisée par les bateaux pour se “garer” le long d’un quai ou d’un autre bateau ou pour s’attacher à un corps-mort.

Amarrer : comme dirait le dictionnaire Larousse, c’est attacher un navire au moyen d’amarres.

Amer : point de repère fixe et identifiable sans ambiguïté utilisé pour la navigation maritime.

Antifouling : peinture couvrant la partie immergée de la coque et contenant des produits toxiques destinés à empêcher le développement des mollusques et des algues.

Annexe : petite embarcation, à rame ou à moteur, permettant de faire les allers retours entre le port ou le rivage et le bateau en mouillage.

Antigua : la plus grande des deux îles principales de l’Etat d’Antigua-et-Barbuda dans les Caraïbes. Elle est située à une cinquantaine de kilomètres au nord de la Guadeloupe et au nord-est de l’île des Antilles britanniques de Montserrat. La population est d’environ 80.000 habitants.

Appontage : s’arrêter au ponton.

Arpège : modèle mathématique de prévision de Météo France.

Arrimer : Fixer solidement le chargement d’un navire.

ASN (Appel Sélectif Numérique) ou DSC en anglais (Digital Selective Calling) : mode de communication utilisant une technique de transmission automatique des appels codés en format numérique. L’ASN permet d’appeler sélectivement une station de navire ou une station terrestre et, de lancer un appel de détresse automatique.

Atoll : île corallienne basse qui ressemble à un anneau. La mer qu’elle enferme en son centre s’appelle un lagon.

Au vent (de) : expression s’utilisant pour situer un objet dans l’espace en indiquant qu’il se trouve du côté d’où souffle le vent.

Bâbord : en bateau, on ne dit pas gauche, on dit « bâbord », c’est la gauche du bateau lorsqu’on se situe à l’arrière et qu’on regarde vers l’avant.

Bague hydrolube : pièce en caoutchouc rainurée a l’intérieur, elle assure le centrage de l’arbre d’hélice et sert de pallier, elle est lubrifiée par l’eau. C’est une pièce d’usure à changer régulièrement.

Baille à mouillage : soute à l’avant du bateau dans laquelle on range la chaîne et parfois l’ancre elle-même.

Balcon : structure métallique à l’avant (et parfois à l’arrière) du bateau.

Balise : marque latérale fixe ou flottante indiquant un chenal ou un danger par exemple. Elles ont toutes une couleur bien déterminée fonction des rôles qu’elles jouent.

Barbuda (se dit aussi « Barbude » en français, à ne pas confondre avec « La Barbade ») : île du Nord des Petites Antilles faisant partie du pays Antigua-et-Barbuda. Barbuda se situe au nord de l’île d’Antigua. La population est d’environ 1.600 habitants.

Barre à roue : grand volant vertical actionnant le gouvernail du bateau.

Barre franche : tige de bois ou de métal directement reliée à la mèche du safran et actionnant le gouvernail du bateau.

Bastingage : ensemble des filières et des balcons faisant le tour du bateau et servant de rambarde permettant d’assurer la sécurité des personnes à bord.

Bequia : île du Sud des Antilles faisant partie de l’état de Saint-Vincent-et-les-Grenadines. Bequia se situe au sud de l’île de Saint-Vincent. C’est la plus grande île des Grenadines. La population est d’environ 6.000 habitants.

Bôme : barre rigide à la perpendiculaire du mât d’un voilier sur laquelle est fixée la partie inférieure de la grand-voile et qui permet de l’orienter.

Border : sur un voilier, border signifie ramener une voile plus près du bordé, c’est-à-dire la coque du bateau. On se sert pour cela de l’écoute de la voile concerné (le cordage attaché au bout de la voile) sur laquelle on tire pour rapprocher la voile.

Bout : (se prononce « boute ») cela désigne, de façon générale, un cordage sur le navire car le mot « cordage » n’est jamais utilisé par les navigateurs.

Cadène : pièce généralement métallique solidaire du pont du navire sur laquelle est frappé un câble tenant le mât. La traction exercée sur une cadène nécessite que la cadène soit également solidarisée avec la coque par la mise en place d’une contreplaque (ou renvoi de cadène) qui est une pièce métallique située sous le pont qui reprend l’effort exercé par la cadène et la transmet à la coque.

Canal : portion de mer entre deux îles.

Cap compas : le cap compas (Cc) : c’est le cap indiqué par le compas, c’est-à-dire l’angle entre le nord du compas (Nc) et la ligne de foi.

Cape (à la) : sur un voilier, la cape peut se prendre avec les voiles hissées en laissant la voile d’avant bordée à contre et en choquant la grand-voile. C’est la cape courante. Lorsque le navire est à la cape, le vent et la mer arrivent généralement par le travers avant, la vitesse est réduite ou limitée à la dérive due au vent ; le navire ne lutte plus contre les mouvements de la mer mais se laisse porter par elle. Cette allure est utilisée essentiellement dans le mauvais temps, pour permettre à l’équipage de se reposer.

Capote : couverture amovible qui protège des vagues et de la pluie l’entrée du bateau.

Carénage : lieu où l’on carène (nettoie) les coques des bateaux.

Carré : pièce intérieure du bateau où l’on peut se réunir.

Carriacou : île du sud des Antilles faisant parti de l’Etat de Grenade. C’est l’île la plus septentrionale des îles de l’État de Grenade. La population est d’environ 8.000 habitants.

Caye : zone proche d’une côte, caractérisée par une faible profondeur, souvent en sable ou composée de corail faisant penser à une petite île basse.

Chaise d’arbre : appendice sur la coque d’un navire supportant l’arbre d’hélice.

Chaise de moteur : support sur lequel se fixe l’étrier (l’espèce de mâchoire) d’un moteur hors-bord. Il peut être en bois ou en plastique et permet d’entreposer le moteur verticalement, souvent au niveau du balcon arrière d’un voilier.

Chandeliers : barres métalliques verticales fixées tout autour du pont et dans lesquelles passent les filières, rien à voir avec une bougie même si ça peut vaguement y ressembler.

Chenal : c’est la voie d’accès à un port ou à une zone de mouillage dans lequel un navire disposera de la plus grande profondeur d’eau sous la quille, lui permettant de progresser en toute sécurité.

Choquer (une voile) : opération consistant à détendre, donner du mou, à un cordage permettant ainsi de relâcher la pression dans la voile.

Clearance : faire sa clearance, c’est faire les démarches douanières nécessaires pour entrer ou sortir d’un pays.

Cockpit : emplacement situé à l’arrière d’un bateau de plaisance, où se tient le barreur.

Coefficient de marée : grandeur indiquant l’importance des marées en fonction de l’époque.

Coffre : objet pesant, comme une dalle de béton par exemple, posé au fond de l’eau et qui est relié par un filin ou une chaîne à une bouée, afin que les bateaux puissent s’y amarrer.

Compas de relèvement : compas de navigation sur lequel se superpose une réglette mobile (appelée « alidade »), qui permet de mesurer la direction d’un objet ou d’un astre, sur le plan horizontal, par rapport au nord. La mesure obtenue s’appelle un azimut.

Contre-plaque : voir cadène

Corde : terme proscrit du vocabulaire maritime, chaque “corde” ayant un nom particulier comme un bout, une drisse, une écoute ou une amarre par exemple.

Corobrill : mélange d’acide phosphorique et de détergents.

Corps-mort : objet pesant, comme une dalle de béton par exemple, posé au fond de l’eau et qui est relié par un filin ou une chaîne à une bouée, afin que les bateaux puissent s’y amarrer.

Couple (à) : mettre à couple deux bateaux, cela veut dire les mettre côte à côte.

CRR : Certificat Restreint de Radiotéléphoniste.

Davier : pièce métallique fixée à l’étrave (l’avant du bateau) et équipée d’un réa (partie mobile qui tourne sur elle-même comme l’intérieur d’une poulie) afin de guider la chaîne du mouillage. L’ancre elle-même vient s’y encastrer une fois remontée.

Démâter : abattre ou rompre violemment un mât.

Descente : petit ensemble de marches qui mène à l’intérieur du voilier.

Dinghy : annexe en anglais. Les deux mots sont couramment employés pour définir la même chose. Voir la définition d’annexe plus haut.

Dominique (Dominica en anglais) : pays et île de l’archipel des Caraïbes, située entre les îles françaises des Saintes et de Marie-Galante (deux dépendances de la Guadeloupe) au nord et l’île de la Martinique au sud. La population est d’environ 73.000 habitants.

Doubler une amarre : faire faire un aller-retour à l’amarre autour de la bitte d’amarrage au ponton (sans faire de noeud) de manière à pouvoir libérer le navire depuis son pont sans avoir à descendre à terre.

Drisse : “corde” que l’on voit courir le long du mat et qui sert à hisser ou affaler une voile.

ECMWF (European Centre for Medium-Range Weather Forecasts) : modèle mathématique de prévision météorologique européen.

Ecoute : “corde” fixée au coin de la voile et qui sert à régler l’angle de la voile par rapport au vent (en la tendant plus ou moins fort).

Empannage : action de faire tourner le bateau en passant par le vent arrière.

Enrouleur : dispositif permettant d’enrouler une voile, soit pour en réduire la surface afin de l’adapter à la force du vent, soit pour la ranger complètement enroulée. L’enrouleur de génois ressemble à un long tube allant du pont quasiment au sommet de mat avec une sorte de bobine de corde à sa base (c’est cette corde qui permet d’enrouler ou de dérouler la voile).

Éperonner : percuter à l’aide de l’éperon dans le but d’endommager, voire de le couler, en parlant d’un navire.

Equipet : terme marin désignant un petit rangement qu’on trouve dans les cloisons des voiliers.

Erre : élan, vitesse du navire lorsqu’il n’est pas propulsé.

Etrave : avant de la coque du navire.

Fakarava : atoll situé dans l’archipel des Tuamotu (Polynésie Française).

Faaite : atoll situé dans l’archipel des Tuamotu, proche de Fakarava (Polynésie Française).

Faseyer : flotter, battre au vent.

Feu de mouillage : feu diffusant une lumière blanche sur 360° et être disposé à l’endroit le plus visible d’un navire. La nuit, il doit être allumé lorsque le bateau est au mouillage.

Filières : câbles, généralement métalliques, courant tout autour du pont à travers les chandeliers afin de servir de garde-corps ou de bastingage.

First 40.7 : un voilier de marque Beneteau, l’une des références mondiales de la course-croisière.

Gaffe : perche munie d’un croc en plastique ou en fer au bout.

Génois : voile d’avant avec un recouvrement important de la grand-voile (i.e, le point d’attache des écoutes est bien en arrière du mât).

GFS (Global Forecast System) : Modèle mathématique de prévision météorologique américain.

Giter : action de s’incliner sur un bord lorsqu’on parle d’un bateau.

Glover Island : minuscule îlot sous la péninsule sud de Grenade.

GPS (Global Positioning System en anglais) : système de géolocalisation mondial qui permet, grâce aux satellites, de savoir où on se trouve de façon très précise et qui permet également trouver son chemin pour aller à un endroit.

Grand largue : le vent arrive pratiquement par l’arrière du bateau. Le largue est une allure très simple à maîtriser : il suffit de se laisser pousser par le vent.

Grand-voile : voile principale du navire, hissée sur le mât.

Gréement : ensemble de la voilure et de tout ce qui sert à l’établir : mât, bôme, haubans etc.

Gréer : équiper un voilier de tout ce dont il a besoin pour être en état de naviguer.

Grenade : principale île de l’État de Grenade dans le sud des Antilles. La population est d’environ 100.000 habitants.La Grenade est surnommée « l’île aux épices » (Island of Spice) pour sa cannelle, ses clous de girofle, son curcuma et surtout le macis et la noix de muscade.

Guindeau : treuil placé à l’avant du bateau dans lequel passe la chaîne et qui permet de relever l’ancre. Il est soit manuel (on actionne un levier qui ressemble vaguement à celui d’un bandit manchot pour faire fonctionner le treuil), soit électrique.

Haubans : câbles qui soutiennent latéralement le mât, reliant les hauts du mât au pont du bateau.

IALA (International Association of Marine Aids) : il s’agit de l’association internationale de signalisation maritime qui a définit deux régions différentes dans le monde : IALA A et IALA B. La région A comprend l’Europe, l’Afrique et la majeure partie de l’Asie et de l’Océanie, ainsi que le Groenland. La région B comprend les Amériques (sauf le Groenland), le Japan, la Corée, les Philippines, Taiwan, Hawaii et l’île de Pâques. Le balisage est différent dans ces deux zones.

IKO (International KiteBoarding Organization en anglais) : Organisation Internationale de Kitesurf.

Instructions nautiques : documents officiels, publiés par les services hydrographiques (appelés SHOM pour la France), à destination des navigateurs qui fréquentent les zones maritimes et les ports sous la responsabilité de ces services. Ils contiennent en principe toutes les informations nécessaires au navigateur et doivent être utilisées en complément des cartes marines.

Inverseur : c’est ce qui permet de gérer la marche avant et la marche arrière.

Irma : L’ouragan Irma s’est développé du 29 août au 12 septembre 2017. Il est le dixième système tropical de la saison cyclonique 2017 dans l’océan Atlantique nord et le troisième ouragan majeur, catégorie 5, sur l’échelle de Saffir-Simpson, après l’ouragan Maria qui l’a suivi et l’ouragan Harvey, catégorie 4, survenu une semaine auparavant. Il est un des ouragans les plus puissants enregistré dans l’Atlantique nord depuis Hugo en 1989 et par la vitesse de ses vents soutenus (295 km/h) depuis Allen en 1980. Il est aussi le premier ouragan à rester classé en catégorie 5 pendant une aussi longue période continue. Il a causé des dégâts catastrophiques dans les îles de Barbuda, Saint-Barthélemy, Saint-Martin, Anguilla et les Iles Vierges, a éprouvé sévèrement la côte nord de Cuba et a obligé la Floride à mettre en place une évacuation de plus de six millions d’habitants.

Jobber : quelqu’un qui vit de divers petits travaux qu’il réalise à son compte.

José : L’ouragan José est le onzième système tropical et le quatrième ouragan majeur de la saison cyclonique 2017 dans l’océan Atlantique nord. Formé dans la traîné de l’ouragan Irma, à partir d’une onde tropicale sortie de la côte africaine, il s’est intensifié rapidement en arrivant près des Petites Antilles. Menaçant de se propager le long de la même trajectoire que son prédécesseur, Jose a soudainement viré vers le nord et a erré plusieurs jours entre les Bahamas et les Bermudes avant de remonter lentement vers le nord en faisant une courbe entre la côte est des États-Unis et les Bermudes.

Ligne de sonde : une sonde indique la profondeur minimale en un lieu donné et une ligne de sonde rejoint toutes les profondeurs identiques dans la zone.

Louvoyer : faire du zig-zag en bateau, un bord d’un côté et un bord de l’autre pour remonter au vent (face au vent, impossible d’avancer bien évidemment).

Mangrove : écosystème de marais maritime.

Maria : L’ouragan Maria est le quatorzième cyclone tropical, le septième ouragan dont le quatrième ouragan majeur de la saison cyclonique 2017 et le deuxième ouragan de catégorie 5 après l’ouragan Irma survenu une semaine auparavant. Formé à partir d’une onde tropicale ayant traversé l’Atlantique tropical depuis l’Afrique de l’ouest, il a pris beaucoup de temps à devenir une dépression tropicale mais s’est intensifié ensuite rapidement près des Petites Antilles qu’il a traversé à la catégorie 5. Ses vents soutenus ont atteint à son apogée 280 km/h et sa pression centrale était inférieure à 908 hPa, faisant de Maria le dixième plus intense des cyclones de l’Atlantique depuis la création d’archives fiables. Il est responsable d’une dévastation totale de la Dominique, des îles Vierges des Etats-Unis et surtout de Porto-Rico.

Marina : complexe résidentiel incluant un port de plaisance utilisé en partie par les résidents.

Mayday : expression utilisée internationalement dans les communications radio-téléphoniques pour signaler qu’un bateau est en détresse et que la vie humaine est immédiatement menacée, par exemple en cas d’incendie à bord, ou de naufrage.

Micro-ballons : ce sont de minuscules sphères de verre se présentant sous la forme d’une poudre blanche extrêmement légère. Mélangées à la résine, les microballons permettent de « charger » celle-ci sans l’alourdir et de remplir des cavités sans rajouter trop de poids.

Mille marin ou mille nautique :  1.852 mètres environ ce qui correspond au calcul d’une minute d’angle à l’équateur.

Mouillage : terme désignant plusieurs choses selon le contexte. Le bateau est au mouillage, lorsqu’il est accroché à son ancre, ou à son corps mort, il ne navigue pas. Le mouillage c’est aussi la chaîne et l’ancre. Un bon mouillage est un lieu où l’on peut s’arrêter en sécurité.

Mouiller : immobiliser un bateau en mer au moyen d’une ancre.

Nable : trou dans le pont – fermant grâce à un couvercle qu’on visse hermétiquement – reliant un réservoir avec l’extérieur grâce à un tuyau qui court le long de la coque d’un voilier et généralement masqué de la vue.

NHC (National Hurricane Center) :  service américain de suivi de la formation et de l’évolution des ouragans.

Noeud : unité de mesure de la vitesse utilisée en navigation maritime. Il correspond à un mille marin par heure, soit 1 852 mètres par heure ou 0,5 mètre par seconde.

Optimist : tout petit voilier avec une seule voile, souvent traité de caisse à savon, parfait pour apprendre la voile lorsqu’on est enfant (jusqu’à 10-12 ans).

PADI (Professional Association of Diving Instructors en anglais) : Association Professionnelle d’Instructeurs de Plongée.

Pare-battage : sorte de bouée gonflée d’air servant à amortir et à protéger la coque face à d’éventuels chocs sur un quai ou un autre bateau (on parle également de « défense »).

Pas d’hélice : une hélice est dite « pas à droite » ou « à gauche » selon que les pâles vues depuis l’arrière du bateau (en regardant vers l’avant) sont inclinées à droite ou à gauche.

Passe : rien à voir avec un ballon ou une femme qui vend ses charmes… Une passe, c’est un passage entre deux terres et qui relie le lagon intérieur d’un atoll à l’océan.

Passe-coque : tube à collerette et traversant la coque. Il est destiné à y connecter un tuyau d’évacuation ou de prise d’eau généralement.

Pendille : une pendille, c’est une bouée attachée à un corps-mort coulé au fond du port à laquelle on attache généralement un bout qu’on laisse par facilité sur cette bouée quand on quitte la place de port.

Permis hauturier : ce permis permet de conduire des bateaux – à moteur – sans limitation de puissance, de taille ou d’éloignement par rapport à un abri à la différence du permis côtier (navigation jusqu’à maximum 6 milles d’un abri). Pour information, aucun permis n’est nécessaire pour un voilier.

Pied : mesure de longueur qui, comme son nom l’indique, correspond environ à la taille d’un pied humain. C’est l’une des mesures les plus anciennes de l’histoire. Un pied fait 0,3048 mètre.

Pilote automatique : comme son nom l’indique, c’est un dispositif qui permet de piloter le bateau sans intervention humaine. Très pratique lorsqu’on a pas envie de barrer soi-même !

Pompe de cale : c’est une pompe qui permet d’évacuer l’eau de l’intérieur du bateau depuis l’un des points les plus bas de la coque.

Pont : surface du bateau sur laquelle on marche lorsqu’on est à l’extérieur.

Ponton : construction flottante formant une plate-forme.

Portique : structure en inox à l’arrière du voilier permettant de supporter des panneaux solaires par exemple.

Près : lorsque le voilier navigue au plus près du vent (à 45°), l’allure correspondante est le près.

Près serré : allure à laquelle on avance vers le vent avec un angle de remontée maximum qui peut varier entre 30 et 45° selon les performances du bateau.

Presse-étoupe : pièce garnie d’un joint assurant l’étanchéité de l’arbre de transmission. En gros (en très gros), l’hélice est fixé sur un tube (l’arbre) qui rentre dans la coque du bateau et c’est ce fameux presse-étoupe qui permet de ne pas couler par cet endroit.

Primaire : appelé encore sous couche. Il s’utilise pour améliorer l’accroche de l’antifouling sur la coque.

Proue : avant d’un navire (opposé à la « poupe »).

Quart (de nuit) : tour de veille à la barre la nuit (tranche allant de 2 à 4 heures généralement).

Quille : sorte de “nageoire ventrale” qu’on distingue sous la coque du voilier servant de plan anti-dérive. Etant également lestée, elle permet d’abaisser le centre de gravité du bateau et d’en assurer ainsi la stabilité latérale.

Rail de fargue : pourtour, généralement métallique, qui dépasse de quelques centimètres tout autour du pont, telle une couronne et ayant pour rôle, par exemple, d’empêcher un pied par exemple de glisser à l’extérieur du bateau.

Relèvement : faire un relèvement, c’est mesurer l’angle sous lequel on voit quelque chose (un phare, un autre bateau etc.) par rapport à une direction de référence qui est le Nord.

Ridoir : dispositif permettant de fixer un câble à une partie fixe avec la possibilité de régler la tension dudit câble.

Sainte-Lucie (Saint Lucia en anglais) : état insulaire des Antilles situé entre, au sud, les îles de Saint-Vincent-et-les-Grenadines, au sud-est, la Barbade et au nord, la Martinique.

Saint-Vincent : île du Sud des Antilles faisant partie de l’état de Saint-Vincent-et-les-Grenadines. C’est l’île principale. La population est d’environ 110.000 habitants.

Safran : partie du gouvernail d’un navire constitué d’un pan vertical immergé pouvant pivoter pour dévier le flux d’eau sous la coque pour changer la direction du navire.

Sandwich : assemblage en couches des différentes couches de résine et de fibre qui constituent le pont.

Sangria : nom d’une série de voiliers construits en résine polyester par Jeanneau de 1970 à 1983 destinés à la croisière côtière et faisant partie des voiliers qui ont démocratisé la voile en France.

Serrer (le vent) : rapprocher le nez du navire du vent.

Sika : abréviation de « Sikaflex » qui est une marque de colles et de mastics d’étanchéité très réputée dans le monde marin.

Sondeur : appareil servant à mesure la profondeur de l’eau sous le bateau.

Sous le vent : expression s’utilisant pour situer un objet dans l’espace en indiquant qu’il se trouve du côté d’où souffle le vent.

Table à carte : table située à l’intérieur du bateau et destinée à y étaler les cartes marines.

Tape gris : scotch gris plastifié à l’extérieur et tissé à l’intérieur très très solide. Il sert dans beaucoup de situations.

Taquet : pièce fixée au navire pour y amarrer les aussières (dites également amarres).

Tirant d’eau : distance verticale entre la ligne de flottaison et le bas de la quille.

Transater : traverser l’Océan Atlantique en voilier.

Travers (au vent) : à cette allure, le vent arrive sur le côté du bateau. C’est généralement l’allure la plus rapide.

Tribord : en bateau, on ne dit pas droite, on dit « tribord », c’est la droite du bateau lorsque se situe à l’arrière et qu’on regarde vers l’avant.

Tribord amures : On dit tribord amures quand le bateau reçoit le vent par tribord (droite en regardant l’avant du bateau).

Trou à cyclone : baie particulièrement bien protégée dans laquelle se réfugient les bateaux en cas de menace de vents forts.

UTC (Universal Time Coordinated) : « Temps Universel Coordonné » en français. C’est l’heure de référence internationale.

Vent arrière : allure d’un navire avançant avec le vent provenant de son arrière.

VHF : radio à très haute fréquence (bande de fréquences comprises entre 30 MHz et 300 MHz).

Virement de bord : manœuvre consistant à faire tourner le bateau face au vent de manière à changer le côté du bateau qui reçoit le vent.

WD 40 : produit magique que tout le monde ou presque a à bord d’un bateau. Il protège le métal de la rouille et de la corrosion, il décoince des pièces coincées, il repousse l’humidité et il lubrifie quasiment tout. Il élimine même la graisse, la saleté de la plupart des surfaces. Magique, je vous dis !!!

Winch : avec sa manivelle, sorte de gros moulin à café sur lequel vient s’enrouler la “corde” qu’on cherche à tendre. Il permet de démultiplier les efforts.

Zodiac : il s’agit d’une marque déposée qui désigne un canot pneumatique généralement à moteur (voir aussi la définition d’une annexe).


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